Femmes d’attente

D’Aurore Evain

Mise en scène : Stéphan Druet (Paris, Bouffon Théâtre, 29 sept. – 24 oct. 1998)

Avec : Aurore Evain (Aura), Marie-Anne Cordonnier (Marina), Emma Fallet (Manouchka), Cécilia Filippi (Cora).

Dans un squat abandonné, en voie de démolition, d’un quartier citadin. Trois jeunes femmes y survivent depuis plusieurs années. Marginalisées, Cora, Aura et Marina ont reconstruit un quotidien où se déversent toutes les angoisses et inhibitions qui les ont conduites à cet état d’attente perpétuelle et de retrait. Défouloir, prétexte à des conflits et des concessions sans fin, ce quotidien, déréalisé à force de se répéter selon les mêmes règles et sous l’autorité tyrannique de Marina, n’est plus qu’un jeu vide de sens, où chacune finit par s’épuiser dans la mise en scène d’elle-même. Pour Aura et Cora naît alors l’espoir inavoué d’une nouvelle attente, celle du départ. Manouchka, nouvellement installée, vient la concrétiser. Chacune, dans l’intervalle de cette rencontre, retrouve alors, de gré ou de force, les clés de son destin.

Cette pièce contemporaine en 5 périodes a été représentée au Bouffon théâtre en octobre 1998, dans une mise en scène bi-frontale de Stéphan Druet. Elle a été lauréate  du concours d’écriture théâtrale 1999 de la Sorbonne Nouvelle.

« Au mois de septembre 1996, en bleu de travail, je trempe ma pelle dans l’enduit pour réparer les fissures d’un local désaffecté, qui sera bientôt notre maison, celle de la compagnie que nous venions de constituer avec mes compagnons de route. Notre aventure théâtrale se concrétisait et tissait nos liens affectifs. Quelques mois plus tard, le clavier remplaçant la pelle, je tapais les premières ébauches d’un texte dédié à la personnalité de ces trois jeunes femmes, comédiennes et amies chères, qui construisaient et enrichissaient quotidiennement mon univers au fil d’expériences partagées. Cette pièce a été l’accouchement d’un lourd silence, qui trouvait des mots longtemps retenus. Malgré la gravité et la violence de ces vies de femmes butant contre leurs peurs et leurs phobies, en arrêt sur le bas côté de la route, l’humour me permit de porter un regard tendre et ludique sur ces jeunes personnalités s’accrochant à leur enfance comme à une bouée de sauvetage, quitte à sacrifier leur devenir d’adulte. En poussant ce quotidien aux limites de la déraison, il y avait l’espoir de provoquer le départ, pour elles comme pour moi… Une pièce qui parle d’attente, des risques de la perdition, une pièce qui parle surtout de quatre jeunes femmes devant un monde qui tourne rarement rond… » A. E.

Presse

France 2, Le Cercle de minuit, présentation Philippe Lefait, 12 oct. 1998 : en invitée plateau, Aurore Evain pour la présentation de Femmes d’attente.

France Culture, Profession spectateur (Lucien Attoun), chronique d’Armelle Héliot, 3 oct. 1998 : « Stéphan Druet met en scène ces quatre jeunes comédiennes avec beaucoup de subtilité, un joli travail de lumière de François Briault et les quatre jeunes comédiennes, Marie-Anne Cordonnier, Emma Fallet, Cécilia Filippi et donc Aurore Evain qui a beaucoup de grâce, beaucoup de charme, qui rappelle un peu la jeune Catherine Anne dans son écriture, cela vaut la peine d’aller les voir. » Lire la suite→

Le Figaro, Armelle Héliot, « Comment les jeunes entrent dans le monde du spectacle », 26 oct. 98 : « … Femmes d’attente, fable qui réunit quatre personnages de femmes, dans une maison squattée de la banlieue parisienne, a connu un vrai succès… Un reportage sur radio Enghien, une chronique sur France-Culture, un coup de foudre du responsable du théâtre de Philippe Lefait et voilà Aurore Evain invitée sur le plateau du « Cercle » avec Didier Sandre, Jacques Lassalle, Laurent Terzieff, entre autres. Mlle Evain s’en est très bien sortie… »

Le Quotidien du Médecin, Armelle Héliot, mercredi 7 oct. 1998 : « Stéphan Druet, qui met en scène Femmes d’attente, exploite très bien l’étroit espace de jeu, dirige avec finesse les interprètes : Aurore Evain, et Marie-Anne Cordonnier, Emma Fallet, Cécilia Filippi. De jeunes personnalités fermes et sensibles. Les lumières de François Briault ajoutent à cette proposition modeste et prometteuse une touche vive. » Lire la suite→

Radio Enghien, 5 oct. 1998 : entretien d’une heure avec Aurore Evain, Stéphan Druet, Emma Fallet et Marie-Anne Cordonnier.

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